Il se crée probablement bien plus de sites web qu’il n’en disparaît, ne serait-ce que parce-qu’il existe une masse importante de sites qui restent en ligne alors qu’ils sont moribonds.
Mais il y a des sites qui ont coûté cher, et dont la gestion quotidienne exige un vrai modèle économique. Quand ils ne sont pas rentables, ces concepts, après avoir souvent essoré une partie des fonds investis par les business angels, finissent pas mettre la clé sous la homepage et disparaissent de la toile.
Trouvée sur Cnet News, cette petite compilation recensant quinze sites qui ont fermé leurs portes en 2009. Il y a de la start-up pas très connue par ici mais également du lourd, comme Yahoo! 360, Microsoft Encarta ou encore Google Jaiku, et même de l’historique, comme Geocities, qui ont tous rejoint le cimetière du web.
Que retenir de ces exemples ? A vrai dire pas mal de choses en matière de bonnes pratiques concernant les modèles économiques.
Ainsi l’encyclopédie Microsoft Encarta n’a pas fait le poids face à Wikipedia, tout simplement car le modèle basé pour une partie sur de la publicité et pour l’autre sur un abonnement n’apportait pas suffisamment de valeur ajouté par rapport au contenu libre. Voici un exemple intéressant où le modèle open-source prends le pas sur son équivalent propriétaire.
Autre exemple particulièrement révélateur : SpiralFrog, site de diffusion musicale en streaming ayant pour modèle économique uniquement la publicité. Ce modèle n’a pas eu la rentabilité escompté. Cet enseignement a sûrement du être tiré depuis longtemps par notre (ex-) champion hexagonal, Deezer, lui aussi en manque d’un modèle viable.
Enfin, je voudrais citer comme dernier exemple Kartoo.fr, précurseur francophone en matière de recherche sémantique (dont l’URL pointe désormais sur un complexe hôtelier). La chimère que constitue la recherche sémantique (c’est-à-dire pour faire court, la possibilité de faire une recherche « intelligente » en posant une question ouverte au moteur par exemple) est certes prometteuse de monts et merveilles, mais la technologie semble encore peiner à fournir une réponse viable.
Et si finalement nos échecs s’avéraient plus instructifs que nos réussites ?
